J'excelle dans Lart du grotesque.

J'excelle dans Lart du grotesque.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 07:27

Modifié le dimanche 05 avril 2009 04:42

I'm a passenger - Iggy Pop

I'm a passenger - Iggy Pop

"Je suis sûr que le fait d'être constamment exposé aux amplis et aux guitares électriques et d'entendre ma propre voix amplifiée a modifié l'alchimie de mon corps, Dans lequel, Après tout, Réside la vie.
Souvent, J'essaye d'analyser les raisons pour lesquelles je fais ce que je fais - Travailler avec des guitares électriques, Des batteries, Et chanter. Où est-ce que je veux en venir ? Je me sens lié à ce truc par un cordon ombilical, A un tel point que le processus est de loin plus important que le résultat. La proximité du bourdonnement électrique en arrière-plan et cet incroyable sentiment de bouillonnement et de puissance, Tu vois. Quand tu commences à cohabiter avec cette puissance, Tu deviens son témoin. Quand tout le monde joue bien, Quand les mêmes sons tombent au même moment, Il se passe un truc qui te remplit de joie - C'est ça, Quand tu es bien entouré. Tu te laisses dangeureusement aller. C'est l'expérience la plus sincère que j'ai jamais vécue. Je ne pourrais pas m'en passer. Dès que j'ai commencé à me produire sur scène, Dès le premier concert peut-être, Je me suis senti comme un loup qui goûtait pour la première fois au sang. Je venais à peine d'y goûter que je me suis totalement désintéréssé de la musique pour attaquer à la gorge. J'étais vraiment déterminé à expérimenter les bruits sur moi-même, Comme un savant qui fait des expériences sur son propre corps, Comme le Dr Jekill ou Hulk. Des fois j'ai l'impression d'être Hulk, Vraiment. Je n'ai absoluement aucun besoin de rationalité ou d'harmonies bien établies, Je n'en veux pas. Ce que je veux, C'est plus de nuances. La véritable bonne musique, C'est pas un truc juste à écouter. C'est presque comme une hallucination. C'est pour ça que j'ai toujours aimé les accords du hasard. Ce que je fais, Soit ça te paraît abstrait, Soit POW !"

Iggy Pop, I Need More


# Posté le mercredi 08 octobre 2008 06:43

Il me faut ...

Il me faut ...
... plus d'amour ! Plus de vérité ! Plus de sexe, De drogues et d'émotions ! Plus de rires ! Plus de connaissance ! Plus de dynamite et de désastres ! Plus de nuages ! Plus de rêves ! Il me faut plus, Plus que jamais, Mais le prix à payer est de plus en plus élevé

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 06:52

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 15:28

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# Posté le mercredi 08 octobre 2008 07:08

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 13:51

Chinese Man Records - Artichaud

Chinese Man Records - Artichaud
Bob Dylan est mort.

Le cris retentissaient de par la rue. Je marchais et j'avais froid sur le trottoir qui mène à chez moi.
J'entendais, donc, d'horribles cris - mais je n'ai pas pensé une seule seconde que ce que j'allais voir dix minutes plus tard ferait bondir mon c½ur si haut qu'il sortirait de ma cage thoracique - alors j'ai monté le volume de mon lecteur mp3 (formidable solo de piano) et mes tympans ont gonflé mais je n'y ai pas prêté attention parce que Duke est cool. Arrivée devant la porte de ma cage d'escalier, je sortis mes clefs de ma poche, mais elles me sautèrent des mains. Elles continuèrent à sauter sur une bonne dizaine de mètres et je dus leur courir après pour les rattraper - il est fréquent qu'elles n'en fassent qu'à leur tête. Au bout de cinq bonnes minutes je pu enfin ouvrir la grille de mon immeuble, libérer les escaliers, et monter les marches sept à sept pour atteindre le deuxième étage. Postée devant une porte qui était en l'occurrence celle de mon appartement, j'arrêtai Money Jungle, et rangeai mes écouteurs. C'est à ce moment que je constatai que les cris venaient de mon palier. Je saisis ma clef d'une main ferme, et je réussis à l'introduire dans la serrure, non sans qu'elle n'opposât de résistance. J'ouvre la porte à la volée, j'allume la lumière, je m'avance imprudemment dans le couloir et m'arrête net dans l'embrasure de la porte de la cuisine. Je pousse un cri suraiguë en constatant avec effroi que j'ai oublié d'éteindre la lumière. Je l'éteins donc, je sors, et me dirige vers ma chambre dans l'intention d'y aller sans réelle intention. A ce moment-là, les cris résonnaient si fort dans les murs de béton, qu'il était impossible d'en distinguer la provenance. C'est sur ce fond sonore que je découvris un drame que je ne soupçonnais pas ; le corps, étendu et inerte de Bob Dylan, gisant dans mes draps changés la veille. C'est à cet instant que mon c½ur bondit hors de ma poitrine, et roula sur mon lit en laissant une immonde trace de sang sur mon drap et mon oreiller ; j'aillai le récupérer et l'avalai avec un peu d'eau pour faire passer. Bob Dylan était mon chat depuis quinze ans. Ma voisine atteignit probablement l'orgasme au moment ou je débarrassais mon lit du corps de Bob, car elle poussa un dernier cri qui fit trembler tout l'immeuble. J'enterrai Bob Dylan le soir même dans la cour, et jetai mes drap dans la benne à ordure. Je fus prise d'un pincement au c½ur tout de même ; c'était mes draps préférés.

Pix: Dylan par Moi.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 07:22

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 08:17